02 novembre 2005

Parti...

Ca y est il est parti. Hier soir.

Il est venu me chercher à la gare !!! Ah ça non, je ne m'y attendais pas. Il est toujours aussi capable de me surprendre, quand il le veut. J'en reviens toujours pas, il est venu à la gare !!!

et puis après quelques heures passées ensemble, après avoir rempli sa valise, on est partis à l'aéroport. Il est parti pour 18 jours, pour un long périple. Brésil (porto alegre), Etats-Unis (san diego, seattle). Il va me manquer. Enfin, je l'espère. C'est une bonne chose pour moi, je pense, qu'il soit parti. Parce que je vais pouvoir me consacrer à moi, à ma maison, à mon corps, à mes questionnements.

Mais c'est étrange comme une pensée, comme une idée qu'on pensait ancrée pour un bon bout de temps, peut finalement être fugace, volatile. Cette idée, par exemple, cette motivation intérieure que j'ai (re)trouvée en moi, pendant ce court séjour à Paris, pour m'occuper de mon intérieur... et bien hier, en revenant à Grenoble, chez Guillaume, je me suis sentie chez moi. Et hier soir, aussi, quand il n'était déjà plus là. Et toutes ces envies, d'encadrer des posters, d'acheter des plantes, de repeindre les murs, d'acheter les meubles qui me manquent, de tout aménager, se sont peu à peu évanouies, étiolées, parce que je ne voyais plus l'intérêt de m'en occuper puisque j'ai déjà un endroit dans lequel je me sens bien, en sécurité. Je le sais pourtant, que c'est pour mon bien que je dois faire des efforts, m'occuper de moi, investir sur moi, mais je ne sais pas où trouver, où puiser la force nécessaire. Je ne sais pas où trouver la force de m'aimer. Parce que c'est ça qui me manque. Parce que c'est dans les moments où je m'apprécie que j'accomplis le plus de choses. Dans ces moments où je ne me pose pas de questions, où, au lieu de réfléchir, j'agis.

Le temps de la réflexion est révolu, place à l'action.

mouais...