Blues du vendredi soir
Voilà, je suis là, chez ma tante, avec mes parents, comme prévu. Oui c'est bien de leur faire une surprise, mais là dès les premiers instants je me suis rendu compte, comme ça m'arrive fréquemment ces temps-ci, que je n'ai pas envie d'être là.
JOHANN cet après-midi quand je suis arrivée à la gare quelqu'un m'attendait. Quelqu'un que je n'avais pas vu depuis 3 mois, à qui j'ai pensé parfois. Quelqu'un avec qui j'ai passé quasiment toute la journée, finalement. Toute la journée à manger, boire, et parler. Et aussi à visiter l'expo d'art contemporain à Bastille. J'ai été distante avec lui quasiment toute la journée, et c'est seulement au moment de partir que j'ai réalisé qu'il allait me manquer. Au moment de se quitter à la gare, quand enfin je me suis lâchée, que j'ai mis tout mon être dans ce dernier baiser, c'est là que j'ai senti que je ne voulais pas que ça finisse, que j'aurais aimé rester dans ses bras. J'ai pris conscience à nouveau de toutes ces petites choses que j'ai vécues avec lui et que j'ai ressenti pour lui, et que j'avais caché dans une malle poussiéreuse dans un recoin de ma tête, pour oublier.
Le revoir m'a fait beaucoup de bien, m'a redonné le goût pour certraines choses que j'avais délaissées. Mais ça m'a aussi confrontée avec mes doutes et mes interrogations du moment. Qu'est-ce qu'il me faut, qu'est-ce qu'il ne me faut pas, qu'est-ce que je veux, est-ce que je suis capable d'aimer, est-ce que je suis faite pour le bonheur, est-ce que je saurais tout envoyer balader si je me rendais compte que la vie que je vis ne me convient pas ?
Toutes ces questions qui me tiennent, toutes ces questions qui me saignent...
FAMILLE JE VOUS... non, je n'ai pas envien d'être là aujourd'hui ni pour les 3 jours qui viennent. D'une part parec que je ne voulais pas quitter Johann hier, d'autre part à cause de la lourdeur des rapports familiaux. Oui c'est vrai, quand je parle à mon père, parfois j'aboie. D'abord parce que je prends sans doute exemple sur ma mère, ensuite parce que c'est très agaçant sa manière de ne pas écouter quand on lui parle, puis de faire le candide, ce qui fait qu'avec lui on a toujours tort parce qu'on est celui qui s'énerve ; et enfin parce que, comme je n'ai pas envie d'être là, j'exprime cette contrariété par ce biais. Mais, ma tante, même si tu as raison sur le fond, tu n'as pas à me dire comment parler à mon père. Tu ne te rends pas compte de ce que c'est, parce que toi tu le vois au mieux 3 fois par an, alors donc forcément tu es tolérante. Et puis de quoi tu te mêles, à critiquer ma façon de m'habiller, à me dire que d'aller bosser en jean, et pas en tailleur, c'est pas très classe ? Ce qui m'agace le plus dans cette affaire, finalement, ce n'est pas tant ce que tu me dis, que la manière dont tu me le dis et dont ça coupe ma répartie. Non mais c'est vrai, je me retrouve, à 28 ans, à me justifier devant ma tante, alors que franchement j'en ai rien à battre de ce qu'elle peut penser de moi et de ma façon de vivre.
LANGUE J'ai dû trop abuser de la cigarette aujourd'hui... c'est ça de paser la journée avec un fumeur. Bon, et ben, chère langue, je vais te déshabiller de ton piercing en titane bleu, et tu vas passer la nuit toute nue, à poil. En espérant que ça ira mieux demain...
JOHANN cet après-midi quand je suis arrivée à la gare quelqu'un m'attendait. Quelqu'un que je n'avais pas vu depuis 3 mois, à qui j'ai pensé parfois. Quelqu'un avec qui j'ai passé quasiment toute la journée, finalement. Toute la journée à manger, boire, et parler. Et aussi à visiter l'expo d'art contemporain à Bastille. J'ai été distante avec lui quasiment toute la journée, et c'est seulement au moment de partir que j'ai réalisé qu'il allait me manquer. Au moment de se quitter à la gare, quand enfin je me suis lâchée, que j'ai mis tout mon être dans ce dernier baiser, c'est là que j'ai senti que je ne voulais pas que ça finisse, que j'aurais aimé rester dans ses bras. J'ai pris conscience à nouveau de toutes ces petites choses que j'ai vécues avec lui et que j'ai ressenti pour lui, et que j'avais caché dans une malle poussiéreuse dans un recoin de ma tête, pour oublier.
Le revoir m'a fait beaucoup de bien, m'a redonné le goût pour certraines choses que j'avais délaissées. Mais ça m'a aussi confrontée avec mes doutes et mes interrogations du moment. Qu'est-ce qu'il me faut, qu'est-ce qu'il ne me faut pas, qu'est-ce que je veux, est-ce que je suis capable d'aimer, est-ce que je suis faite pour le bonheur, est-ce que je saurais tout envoyer balader si je me rendais compte que la vie que je vis ne me convient pas ?
Toutes ces questions qui me tiennent, toutes ces questions qui me saignent...
FAMILLE JE VOUS... non, je n'ai pas envien d'être là aujourd'hui ni pour les 3 jours qui viennent. D'une part parec que je ne voulais pas quitter Johann hier, d'autre part à cause de la lourdeur des rapports familiaux. Oui c'est vrai, quand je parle à mon père, parfois j'aboie. D'abord parce que je prends sans doute exemple sur ma mère, ensuite parce que c'est très agaçant sa manière de ne pas écouter quand on lui parle, puis de faire le candide, ce qui fait qu'avec lui on a toujours tort parce qu'on est celui qui s'énerve ; et enfin parce que, comme je n'ai pas envie d'être là, j'exprime cette contrariété par ce biais. Mais, ma tante, même si tu as raison sur le fond, tu n'as pas à me dire comment parler à mon père. Tu ne te rends pas compte de ce que c'est, parce que toi tu le vois au mieux 3 fois par an, alors donc forcément tu es tolérante. Et puis de quoi tu te mêles, à critiquer ma façon de m'habiller, à me dire que d'aller bosser en jean, et pas en tailleur, c'est pas très classe ? Ce qui m'agace le plus dans cette affaire, finalement, ce n'est pas tant ce que tu me dis, que la manière dont tu me le dis et dont ça coupe ma répartie. Non mais c'est vrai, je me retrouve, à 28 ans, à me justifier devant ma tante, alors que franchement j'en ai rien à battre de ce qu'elle peut penser de moi et de ma façon de vivre.
LANGUE J'ai dû trop abuser de la cigarette aujourd'hui... c'est ça de paser la journée avec un fumeur. Bon, et ben, chère langue, je vais te déshabiller de ton piercing en titane bleu, et tu vas passer la nuit toute nue, à poil. En espérant que ça ira mieux demain...



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